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Capbreton

Jetée de Capbreton




CAPBRETON

Seul port des Landes, station balnéaire classée, Capbreton compte plus de 7000 habitants permanents, 50 000 en été. La cité marine connaît une notoriété grandissante, fruit de son histoire, de son site rare et d'une nécessaire modernité. "Le port aux cent Capitaines" du 16ème siècle, situé à l'embouchure de l'Adour, recèle, avec les fresques et la tour de l'église St-Nicolas, la tradition de la Torrèle de Noël et l'emblématique estacade, les témoignages de son passé glorieux. Celui où, quittant le Gouf, les hardis Capbretonnais découvraient l'Amérique un siècle avant Christophe Colomb. Fidèle à son histoire, res-pecteuse de son environnement privilégié, la ville s'anime à l'année : le Port de Plaisance et de pêche avec vente du poisson à quai n'est pas son moindre attrait. Avec Capitainerie, Casino et Ecomusée marin, bibliothèque, ludothèque, cinéma associatif que complètent installations sportives et ludiques, crèche, établissements scolaires, maisons de retraite, et aussi pistes cyclables et promenades forestières, la ville bénéficie de structures administratives, artisanales et commerciales qui en font un centre vivant à visage humain. Quelques 100 associations sportives, culturelles ou de loisirs développent une vie sociale intense et variée, intergénérations. Le Centre Européen du Sportif (CERS) et son prolongement hôtelier renforcent la notoriété de Capbreton. Comme les festivals d'été (contes, contrebasses, déferlantes francophones), rythmant la saison culturelle. Le vin de sable de Capbreton dont le Domaine des Dunes de la Pointe est implanté sur les dunes du front de mer est une des fiertés de la commune. La réhabilitation du port, l'extension de la Capitainerie, la restructuration du front de mer ancreront la cité dans la modernité en respectant son âme. Au diapason de Maremme Adour Côte Sud, Capbreton participe à la volonté intercommunale du "mieux vivre ensemble". Pour cette nouvelle aventure communautaire, la Cité Marine offre le charme d'un port d'attache.

SOURCE MACS


C’est dans la deuxième moitié du XIIe siècle que le nom de Capbreton apparaît pour la première fois dans les archives de Bayonne : l’histoire des deux villes est alors intimement liée, pour le meilleur et pour le pire (les Bayonnais, au prix de luttes et de procès incessants, voulaient s'assurer le monopole des échanges commerciaux sur l'Adour et son débouché maritime).

Haut lieu de la chasse à la baleine qui fréquentait abondamment les eaux du golfe de Gascogne, les Capbretonnais et Basques des cités maritimes voisines furent de hardis harponneurs. Ces intrépides marins ont-ils pourchassé la baleine jusqu'aux rivages du Nouveau Monde, cent ans avant les voyages de Christophe Colomb ? Ils furent parmi les premiers européens à fréquenter dès le XVIe siècle les eaux poissonneuses de Terre-Neuve et maîtrisèrent l'art de conserver et sécher les morues.

Il existe au large de Terre-Neuve, l’île du Cap-Breton : tire-t-elle son nom de Capbreton ? Rien n'est moins sûr mais, dans cette île, la présence des marins gascons est attestée comme en témoignent de nombreux noms de villages ou lieux-dits de l'île (citons, entre autres, le village de "Gabarrus" qui porte le nom d'une des plus illustres familles d'armateurs capbretonnais).

Au temps de son apogée (XVe et XVIe siècles), Capbreton comptait entre 2 000 et 3 000 habitants, tirant sa prospérité des pêches lointaines et surtout du commerce florissant vers l’Espagne, le Portugal, les Pays-Bas de ses réputés « vins de sable », issus des vignes plantées sur les dunes bordant le cours ultime de l'Adour, de Labenne à Messanges, et des produits de la forêt environnante (liège, poix, résine, planches de pin).

Capbreton a conservé peu de témoignages de son ancienne splendeur : elle fut en effet ravagée par des raids des marins espagnols du temps des nombreuses guerres qui opposèrent royaume de France et d'Espagne : quelques maisons à encorbellement et colombages sont encore visibles. Son vieux quartier du Bouret était placé sur le chemin littoral menant à Saint-Jacques-de-Compostelle. L’église Saint-Nicolas a été reconstruite au milieu du XIXe siècle mais conserve encore une porte gothique ainsi qu'une très belle piétà polychrome du XVe siècle. Son clocher, en forme de haute tour souvent remaniée, servait d’amer pour les navires. Si les ex-votos traditionnels des marins ont été détruits à la Révolution, il faut admirer placardés sur les murs du porche et de la nef les noms de nombreux marins natifs de Capbreton qui ont souvent péri bien loin de leur port d'attache !

En 1578, après de gigantesques travaux, l’ingénieur Louis de Foix détourna l’Adour au "Boucau Neuf", évènement qui entraîna la perte progressive mais irrémédiable de l'embouchure de Capbreton et, plus au Nord, de celle du Port d'Albret, désormais "Vieux boucau" (vieille embouchure en gascon) alors principal débouché maritime de ce fleuve vagabond qu'était l'Adour. Cette décision, funeste pour Capbreton et Port d'Albret, permit au commerce bayonnais de reprendre son monopole, au prix d'entretiens coûteux de cette nouvelle embouchure qui fut longtemps, par sa barre, réputée très dangereuse, contrairement au havre très sûr situé à portée de Capbreton.

Les habitants de Capbreton ne se résignèrent jamais à la perte de leur port : si les ingénieurs de Vauban reconnurent la qualité d'abri naturel du gouf de Capbreton, il fallut attendre l’empereur Napoléon III pour que des travaux redonnent vie à l’ancien port. Un bassin de chasses fut créé depuis le lac d'Hossegor, qui, canalisé, a permis de pérenniser l'embouchure naturelle de Capbreton, mais avec une largeur désormais bien modeste par rapport à celle de son passé ! Dans la première moitié du XXe siècle, une importante flottille sardinière existait à Capbreton.

Mais c’est surtout la mode des bains de mer et des centres héliomarins qui permettront à la fin du XIXe siècle une véritable résurrection de Capbreton. Le réaménagement des digues marquant l'entrée du port puis le creusement des bassins du port de plaisance, ont permis l'installation d'un vaste et harmonieux complexe touristique, se prolongeant jusqu'à Hossegor pour en faire une des stations balnéaires phares de la côte sud des Landes, une des capitales landaises du surf et autres sports de glisse !

SOURCE WIKIPEDIA



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